| Français | Deutsch | Español | English |
| QUI SOMMES NOUS? | CAMPAGNES | NOUVELLES ET ACTIONS | STANDARD COSMÉTIQUE SANS CRUAUTÉ | FAQ | CONTACT | LIENS | ||||||||||
LÉGISLATIONTHÈMES DE CAMPAGNES |
Les Primates
Chaque année, environ 10.000 primates sont utilisés pour des expérimentations scientifiques au sein de l'Union Européenne. Le Royaume-Uni reste le plus grand pays utilisateur de primates dans l'Union Européenne (avec 2.951 singes expérimentés en 2000), suivi par la France et l'Allemagne. A ce jour, le Royaume-Uni est le seul pays de l'Union Européenne à avoir interdit (en 1997) les expérimentations sur les grands singes (chimpanzés, orangs-outans et gorilles). Même si au Royaume-Uni, à ce moment, on n'utilisait plus aucun grand singe, cette interdiction aura été un événement très important, dans la mesure où l'on aura interdit totalement, pour la première fois, l'utilisation d'une espèce animale pour l'expérimentation, au motif que l'on estimait que son degré de conscience était assez élevé pour que de telles procédures ne puissent pas se justifier. Le gouvernement des Pays-Bas a maintenant aussi entrepris d'interdire les expérimentations sur les grands singes. C'est en raison des ressemblances psychologiques et physiologiques entre les humains et les primates que pendant longtemps, les scientifiques ont utilisé de préférence ces espèces dans les recherches basées sur l'expérimentation animale. A l'échelle du monde, la recherche sur les primates constitue un des principaux domaines de l'expérimentation animale. Dans les protocoles expérimentaux, les espèces les plus couramment utilisées sont les chimpanzés, les babouins, les ouistitis, les macaques et les singes verts d'Afrique. Les principaux domaines de recherche dans lesquels on utilise des primates dans le monde sont : la neurophysiologie, la biologie de la reproduction, la recherche sur les maladies infectieuses, comme le SIDA, l'hépatite A ou C et la malaria, sur les maladies auto-immunes, immunes et neurologiques comme l'arthrite rhumatismale, les scléroses multiples, les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, ainsi que le développement, l'innocuité et les tests en batterie des nouveaux médicaments et vaccins. Les primates servent de 'modèles' pour les maladies humaines. Comme pour toute expérimentation animale, l'extrapolation des résultats des tests d'une espèce à une autre est une méthodologie de recherche fondamentalement biaisée. Malgré les ressemblances, il existe de nombreuses différences significatives entre les primates humains et les primates non humains. Contrairement à ce que l'industrie de la recherche voudrait nous faire croire, les primates ne constituent pas un 'modèle' fiable de l'être humain. Après des décennies de recherches sur les primates, les scientifiques ont maintes fois échoué à réaliser des avancées significatives dans la compréhension entière du démarrage et de la progression du HIV, c'est-à-dire du SIDA, de la mort subite du nourrisson, de l'épilepsie, de la maladie de Parkinson, de la maladie d'Alzheimer ou du cancer - des pathologies typiquement humaines que l'on a exploré sans relâche, bien que hors de propos, à travers des expérimentations sur des primates. Le biais fondamental qui fausse la recherche sur les maladies humaines menée sur des primates, est que ce n'est que de manière artificielle que les chercheurs peuvent reproduire sur les primates les symptômes des maladies humaines, ce qui est très différent de l'étude d'une maladie survenant naturellement chez un animal biologiquement approprié comme le patient humain. Les primates ont un comportement social, des besoins émotionnels et des aptitudes intellectuelles extrêmement complexes. Les souffrances que doivent endurer les primates capturés dans la nature, aussi bien que les primates élevés en captivité, non seulement au cours de leur transport vers les centres de recherche, mais aussi au cours de leurs nombreux mois ou années passées dans les laboratoires, sont inimaginables. Dans leurs cages de laboratoire entièrement métalliques, ils sont complètement privés de tout stimulant environnemental et social. Cette même grande ressemblance avec les humains, qui rend les primates si intéressants pour les scientifiques, devrait plutôt conduire le monde entier à exiger que leur utilisation dans la recherche soit interdite. Le fait d'incarcérer systématiquement les primates et de les soumettre à des procédures d'expérimentation douloureuses et stressantes est indéfendable, c'est pourquoi la Coalition européenne réclame l'interdiction totale, à l'échelon européen, d'utiliser les primates dans des expérimentations. |
![]() Rapports de l'ECEAEFiches techniquesRapports de l'UEEnvoyez vos dons |
|||||||||